Livres sur la mer – Partie 2

La rubrique des meilleurs livres sur la mer à savourer bercé par les vagues sur votre bateau revient. Voici la deuxième partie des meilleurs livres à lire au mouillage, peut-être avec un bon verre de vin pour se plonger dans les aventures de nos héros.

Naufrage

Naufrage volontaire – Alain Bombard

Combien de temps peut-on survivre à la merci de la mer ? Partant du principe que le naufragé meurt principalement par désespoir, Alain Bombard – le protagoniste de cette expérience audacieuse et bizarre – s’est volontairement laissé entraîner dans un naufrage. En 1952, en compagnie d’un ami explorateur, il décide de se laisser guider par les vents à bord de l’Hérétique, un simple dériveur, qui laboure les eaux de la Méditerranée. Cependant, lorsque son compagnon l’a abandonné, Alain s’est retrouvé complètement seul dans les eaux de l’Atlantique. Au cours des 65 prochains jours, il tentera de prouver au monde – et à lui-même – qu’il est possible de survivre à bord d’un canot pneumatique, en mangeant du plancton et en buvant du jus de poisson. Tout ce que tu dois faire, c’est le vouloir.

Un chant clandestin est sorti de l’abîme – Mimmo Sammartino

25 décembre 1996 : dans le canal de Sicile, 283 migrants meurent lors de leur transfert d’un vieux bateau à un bateau de pêche maltais qui devait les ramener à terre. Le naufrage le plus désastreux en mer Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale. Mimmo Sammartino rapporte la “transfiguration lyrique d’événements réels” : le plus grand naufrage en Méditerranée après la guerre. Sans aucun coupable à blâmer pour leur mort, et sans même le droit de les dénoncer si ce n’était le travail de quelques journalistes courageux et tenaces.

Abandonné dans la tempête – Nick Ward, Sinéad O’Brien

La course Fastnet 1979 commence dans des conditions météorologiques presque parfaites, mais quarante-huit heures plus tard, la flotte de coureurs est frappée par une tempête inattendue et violente, la pire de mémoire de navigateur moderne. Nick Ward est l’un des six hommes d’équipage du Grimalkin, un trente pieds de cinquième classe. Au milieu de la mer d’Irlande, des vagues hautes comme des palais frappent le bateau, qui, heure après heure, devient de plus en plus difficile à diriger. À bord, il y a de la tension, mais surtout de la peur. Puis un chavirage à 180 degrés et l’obscurité. Lorsque Nick se réveille, il se retrouve seul avec son compagnon Gerry, meurtri et désormais mourant. Les autres ont disparu, le casier avec le radeau de sauvetage est vide, le mât du Grimalkin, abattu, se traîne dans les remous sans plus de vigueur. Et la tempête ne montre aucun signe d’apaisement. Dans un livre qui tient en haleine, et qui a conquis la presse et les lecteurs britanniques, Nick Ward raconte avec une intensité narrative exceptionnelle les heures interminables passées à la merci de la furie de la mer, la rage et le désespoir, l’esprit embrumé par l’épuisement et l’endurance inébranlable. Jusqu’au sauvetage extrême, inespéré, qui rend la vie à Nick mais n’apporte pas de réponse à la question la plus troublante : pourquoi leurs compagnons les ont-ils abandonnés ?

Livres de la mer 1 Un chant clandestin est sorti de l’abîme, Mimmo Sammartino – Naufrago volontario, Alain Bombard – Abbandonati nella tempesta, Nick Ward et Sinéad O’Brien.

Biographie

Le Monde du Silence – Jacques-Yves Cousteau

Casquette rouge, pipe et un grand amour pour la mer. Si grande qu’elle l’a poussé à fabriquer et à tester le premier prototype d’un appareil respiratoire sous-marin pendant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie en 1943. Ce livre est la preuve écrite exceptionnelle de jusqu’où peut aller un homme passionné. Jacques imagine, construit et teste toutes sortes d’équipements sous-marins, des caméras aux prototypes d’appareils respiratoires dont nous nous servons encore aujourd’hui. Poussé par sa curiosité, il va explorer tous les coins de notre planète avec sa fidèle Calypso, un ancien dragueur de mines de la marine converti à un usage océanographique. Il réalisera de beaux documentaires qui nous permettront à nous aussi de descendre dans les profondeurs et de partager ses découvertes, de nous laisser griser par les grands exploits de Jacques-Yves Cousteau, le dernier des explorateurs.

Le maître du vent – Giuliano Gallo

La longue vie du marin et amiral italien Agostino Straulino, racontée par ceux qui l’ont connu. Ses marins, ses élèves, ses amis d’enfance parlent d’un homme qui aimait et connaissait la mer comme peu d’autres. De son adolescence à Mali Lošinj à ses exploits en temps de guerre, de l’or olympique à Helsinki aux victoires dans les championnats du monde, du premier voyage du Corsair II au commandement du Vespucci, dont le journal, écrit par Straulino lui-même, est publié dans le livre . Quatre-vingt-dix ans vécus en mer : un portrait privé fait de régates, l’histoire d’un homme ironique, sévère et passionné qui a aimé la mer et la vie jusqu’au bout.

Je suis né deux fois – Alain Kalita

Les rêves peuvent souvent coïncider avec la réalité. C’est le lemme d’Alain Kalita, passionné par la mer et les bateaux depuis son enfance, quand il ne pouvait que parcourir les océans du doigt sur un globe terrestre et imaginer corsaires et navigateurs solitaires. Je suis né deux fois” est l’histoire d’une passion écrasante, qui dévore, épuise et ne s’arrête jamais : une passion qui frise la folie. C’est ainsi qu’Alain, à peine plus qu’un adolescent, se construit un bateau en aluminium – un sloop de près de neuf mètres – avec le rêve de faire le tour du monde sans escale. À bord de son NAÏLA, Alain a risqué de disparaître au milieu de l’océan, mais comme les héros de ses rêves de jeunesse, il a réussi et est revenu pour raconter son aventure et affirmer qu’il était littéralement né deux fois.

Les couleurs de l’océan – Simone Bianchetti, Fabio Pozzo

Simone Bianchetti, originaire de Cervia en Romagne, a consacré sa vie à la voile et aux courses. Défini par le grand Cino Ricci comme “le Bukowski de la voile”, il représente la quintessence du marin et l’un des plus grands skippers de l’histoire de l’Italie, capable d’exceller dans des entreprises maritimes et terrestres dans une course aux limites des possibilités humaines et technologiques. Quelque chose qui va au-delà du sport, qui est à l’intérieur de la personnalité de cet homme et de ce champion qui, comme tous les vrais marins, n’aime pas les feux de la rampe mais qui est déjà entré de plein droit dans l’histoire du yachting de ce nouveau millénaire, à la poursuite de l’Everest des mers et d’un point au-delà, au-delà de la ligne de tout horizon. Récit extraordinaire d’une passion extrême et d’une vie passée sur les mers du monde entier, ce livre – écrit avec le journaliste Fabio Pozzo – raconte les joies et les peurs, les moments d’enthousiasme et de solitude de l’un des plus grands yachtsmen de notre temps.

Livres de la mer 2 Le monde du silence, Jacques-Yves Cousteau – Maître du vent, Giuliano Gallo – Je suis né deux fois, Alain Kalita – Les couleurs de l’océan, Simone Bianchetti et Fabio Pozzo.

Lonely

Trois chefs ne suffisent pas – Matteo Miceli

Trois chefs ne suffisent pas” est une succession d’émotions, comme les vagues de l’Atlantique que le skipper a rencontrées dans cette aventure extraordinaire. Pas seulement un tour du monde en bateau (pas n’importe quel bateau, mais son Eco40), pas seulement en solo – et avec deux poules – mais un défi dans le défi, un bateau “zéro impact”. L’histoire d’un grand projet qui montre comment la détermination, l’amour de l’environnement et la passion de la mer peuvent vous mener loin et surmonter les obstacles et les vagues. Le témoignage d’un rêve poursuivi, réalisé et ensuite partagé par des milliers d’adeptes qui ont virtuellement voyagé avec Miceli dans ce “monde de l’océan romain” autour de trois caps, car comme le dit la devise de Vespucci “Ce n’est pas celui qui commence mais celui qui persévère”.

Le vagabond des mers du Sud – Bernard Moitessier

Wanderer of the South Seas est le premier livre écrit par le célèbre navigateur français. Bernard Moitessier. L’incipit est le naufrage de son bateau Marie Thérèse dans les îles Chagos. Le marin se retrouve donc seul, sur une île au milieu de l’océan, sans abri ni sou. Mais il est béni par une bonne étoile : il est chaleureusement accueilli par les habitants et après deux mois, il s’embarque sur une corvette anglaise qui l’emmène sur l’île de Mautirius. Il s’y débrouille en produisant du charbon et surtout en pratiquant la pêche sous-marine, puis entreprend la construction de Marie Thérèse II, en s’attirant les faveurs de ceux qui l’apprécient, lui donnent du matériel ou lui prêtent généreusement leur travail. Avec ce nouveau bateau, il navigue vers Durban, en Afrique du Sud, puis vers les Antilles. En contact étroit avec un autre solitaire, son ami Henry Wakelam à bord de son Wanda, il poursuit le rêve d’une vie libre pour apprendre à connaître le monde. Pas un homme histrionique face aux éléments, mais un homme libre, comme le sont le vent et les vagues.

Livres de la mer 3 Trois chefs ne suffisent pas, Matteo Miceli – Wanderer of the South Seas, Bernard Moitessier.

Voyage

Mer d’Afrique – Carlo Auriemma Elisabetta Eördegh

Un homme, une femme et un voilier perdus dans des lieux infiniment éloignés. Un voyage de la mer Rouge à l’océan Indien, à la recherche d’îles, de peuples et de lieux inconnus. Les premiers chasseurs de requins, les camps isolés des nomades du désert et la ville morte de Suakin. Puis l’île de Socotra, que personne ne connaît et qui était autrefois une base de pirates ; les atolls des Chagos ; les villages des Maldives inaccessibles aux touristes ; la côte dangereuse de l’Afrique de l’Est, les courants et les cyclones du canal du Mozambique. Un voyage de découverte. Un voyage fait à l’instinct et au goût de l’aventure, hors de toute route connue, à la recherche des derniers coins cachés de notre planète.

La Méditerranée en bateau – George Simenon

Le nom de George Simenon n’attirera pas l’attention de beaucoup de gens ; peut-être sera-t-il utile de dire qu’il est le créateur de l’inspecteur Maigret et un splendide écrivain. Mais tout le monde ne sait peut-être pas que, entre 1931 et 1946, George a été un grand et singulier reporter. Singulier parce qu’il écrivait ses reportages pour lui-même, pour voyager et pour satisfaire sa curiosité. Le résultat est un recueil de ses pièces journalistiques qui ne font que révéler une autre facette de Simenon le romancier : le récit d’une croisière qu’il a effectuée en Méditerranée – de Porquerolles à la Tunisie en passant par Elbe, Messine, Syracuse et Malte – à bord d’une goélette, une longue croisière au cours de laquelle l’auteur, qui s’était promis de comprendre et de décrire la Mare nostrum, n’a pu que confirmer sa véritable vocation, celle de raconter des histoires.

L’incroyable voyage – Tristan Jones

De la mer Morte à la Bolivie : un voyage de six ans à bord d’un petit voilier pour naviguer de la plus basse étendue d’eau sur Terre à la plus haute. Le légendaire Tristan Jones a parcouru une distance égale à deux fois la circonférence du globe, traversant des dangers et des difficultés sans pareils. Il a affronté des tireurs d’élite sur la mer Rouge, a chaviré au large du cap de Bonne-Espérance et a dû parcourir 6 000 miles sur des rivières inconnues pour regagner l’océan. Il nous le raconte avec beaucoup de talent dans ce livre qui retrace son aventure à bord de “Barbara” d’abord et de “Sea Dart” ensuite, dans une odyssée de dangers et de difficultés de toutes sortes qui aboutira à un extraordinaire exploit nautique.

Livres de la mer 4 Mer d’Afrique, Carlo Auriemma et Elisabetta Eördegh – La Méditerranée en bateau, George Simenon – L’incroyable voyage, Tristan Jones.

Mon vieux et la mer – David et Daniel Hays

David et Daniel Hays, père et fils âgés de 54 et 24 ans, décident d’entreprendre le plus grand défi pour quiconque aime la voile : construire un voilier et passer le Cap Horn. Ainsi, sur un bateau d’à peine huit mètres de long, sans moteur ni radar, les deux hommes se lancent dans une aventure qui les transformera à jamais. Pendant 317 jours, sur 17 000 miles, ils vivent côte à côte, obligés de se mesurer sans cesse aux difficultés de la navigation mais surtout de leurs caractères. Des Caraïbes à Panama, des îles Galapagos au Cap Horn, entre conversations et problèmes techniques, paysages majestueux et observations naturalistes, père et fils vivent leur plus grande aventure : un défi contre la mer et contre eux-mêmes, dont ils sortiront victorieux et renouvelés.

Le Cap Horn à la voile – Bernard Moitessier

Voici un autre livre du grand Moitissier sur notre liste. Cette fois, il s’agit du récit de l’extraordinaire voyage avec son Joshua, un ketch de 12 mètres grâce auquel, au tournant des années 1963 et 1964, le marin français a offert à sa femme un merveilleux voyage de noces qui les a menés des îles Canaries à la Martinique, du canal de Panama aux îles Galápagos, des Marquises à Tahiti. Pendant le voyage, Bernard décide de rentrer en France, mais en passant par le Cap Horn. Avec sa femme Françoise affronte 14 000 milles dans les coups de vent des hautes latitudes australes et la remontée de l’Atlantique, naviguant sans escale de Tahiti à Alicante et réalisant un exploit sans précédent. Françoise devient ainsi le première femme au monde à franchir le légendaire Cap.. Un style sec et presque technique pour les descriptions de la vie à bord, accompagné de croquis et de dessins qui aident à comprendre les thèmes de la navigation océanique. Néanmoins, le livre se lit d’une traite et on se retrouve sans s’en rendre compte à bord avec le protagoniste, entraîné dans la grande aventure vers les tempêtes du Cap Horn.

Livres de la mer 5 Mon vieil homme et la mer, David et Daniel Hays – Cap Horn, Bernard Moitessier.

Roman

La sagesse de la mer – Björn Larsson

Björn Larsson dépose son penchant pour la fiction littéraire pour exprimer ses “réflexions sur la vie vue du cockpit et du pont d’un voilier”. Une sorte de journal intime tenu au fil des années d’itinérance avec le bateau comme seule maison, naviguant sur l’Atlantique et la mer du Nord, entre l’Écosse, l’Irlande, le Pays de Galles, la Bretagne, la Galice et les Hébrides, laissant ses pensées suivre l’humeur du vent et le rythme des vagues, animées par des traversées épiques, par des mouillages de port en port, par des rencontres et des solitudes, par des paysages et des lectures, en essayant de comprendre pourquoi l’attraction de la mer est si forte sur beaucoup qu’ils préfèrent ses risques et ses inconforts à la sécurité confortable de la terre, et quelle harmonie secrète il y a entre son mouvement constant et les aspirations humaines les plus profondes. Un livre qui – mêlant réalité et fiction – est écrit avec la simplicité lissée par de longues méditations solitaires, des pensées qui pénètrent peu à peu à l’intérieur avec leur incitation à prendre le large, à suivre le rêve avec un humble réalisme, en apprenant à procéder par navigation estimée, en acceptant de vivre, comme sur la mer, dans l’incertitude…

La carte sphérique – Arturo Pérez-Reverte

“La carte sphérique” est l’histoire de Manuel Coy, un marin officiel de la marine marchande espagnole, qui se retrouve à terre, suspendu de son travail. Son seul luxe est un verre occasionnel de gin “bouteille bleue”. C’est la rencontre avec une femme – Tanger Soto, une mystérieuse employée du musée naval de Madrid – lors d’une vente aux enchères d’objets navals qui va le ramener à l’aventure sur les mers. À bord d’un voilier qui navigue en Méditerranée, de Barcelone à Cadix et Carthagène, au milieu de cartes anciennes, d’archives oubliées, d’épaves et de trésors, Manuel s’aventure à la recherche du fantomatique brick coulé… Dieux de la gloire. Une histoire époustouflante et passionnante sous la plume élégante d’Arturo Pérez-Reverte.

livres de mer 6 La sagesse de la mer, Björn Larsson – La carte sphérique – Arturo Pérez-Reverte.

Lire des livres sur la mer – Partie 1

Changer les vies

Le tour du monde en barcastop – Alberto Di Stefano

Avec un solide emploi dans la finance milanaise, Alberto Di Stefano, trente ans, décide de tout quitter pour partir en voyage autour du monde à la voile. Au départ un rêve de plus en plus courant ces derniers temps, il se transforme en une véritable nouvelle façon de voyager. Ce livre est le récit d’une année de voyage sous le signe de l’improvisation et de la liberté. D’une part, un récit de voyages et de rencontres, d’autre part un manuel pratique sur la manière de construire une expérience de bar-castop en minimisant les risques et en profitant pleinement des avantages.

Sous un grand ciel – Carlo Auriemma, Elisabetta Eördegh

Under a Big Sky est le livre qui a marqué les débuts de Carlo Auriemma et Elisabetta Eordegh en tant que navigateurs et écrivains et les a rendus célèbres parmi les amateurs de voile et d’aventure. Le livre raconte l’histoire d’un homme et d’une femme qui quittent une existence normale faite de maison et de bureau, comme des millions d’autres, et plongent dans les espaces sans limites des océans pour voir ce qui se trouve au-delà de l’horizon. Ils trouvent des terres lointaines, des îles oubliées, des peuples qui vivent séparés de tout et de tous, des lieux où la nature est encore intacte et surtout ils trouvent des émotions, des peurs, des rencontres inattendues, des tempêtes et des atterrissages audacieux. De petites et grandes aventures que les protagonistes racontent dans une langue simple et attachante qui vous tient en haleine de la première à la dernière page. Ce livre est une fenêtre sur le monde qui passe naturellement de la rencontre avec les pirates au large de la Colombie à l’immersion dans le royaume intact des animaux aux Galapagos, de l’atmosphère sereine des îles fabuleuses des mers du Sud à la grande solitude des longues traversées entre ciel et vagues. Sous un grand ciel est l’histoire de la façon dont la mer peut profondément changer l’existence et la façon de penser de ceux qui en ont fait l’expérience intime.

Livres de la mer 7 Le tour du monde en barcastop, Alberto Di Stefano – Sous un grand ciel, Carlo Auriemma et Elisabetta Eördegh.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.