Les eaux noires, quand et comment s’en débarrasser

Les rejets d’eaux usées dans la mer par les bateaux de plaisance constituent une forme de pollution. La matière fait en effet l’objet d’une loi qui en réglemente scrupuleusement les méthodes et les limites territoriales. Les personnes qui prennent la mer doivent être conscientes de ces règlements et les respecter.

Prendre la mer signifie également avoir une conscience environnementale et préserver le territoire marin. L’une des causes de la pollution dans les bateaux de plaisance est la fuite… accidentel ou le les rejets dans la mer de ce que l’on appelle les eaux noires, c’est-à-dire celles des toilettes de bord. Afin d’éviter une fuite accidentelle d’eaux noires du réservoir des toilettes lors de la navigation, il faut s’assurer que le les entrées de la mer sont toujours fermées. Il est également judicieux de vérifier périodiquement l’état des joints et d’effectuer un entretien de routine sur les pompes de refoulement.

Afin d’éviter toute fuite accidentelle d’eaux noires, il faut veiller à ce que les vannes soient fermées.

Des drains toujours éloignés de la côte

Le sujet des rejets d’eaux usées dans la mer a fait l’objet de l’enquête de l Directive du ministère de l’environnement du 29 juillet 2005 qui prévoit l’interdiction des rejets de toilettes pour les bateaux de plaisance à proximité des zones de baignade, dans les eaux portuaires, aux débarcadères et aux amarrages dédiés au stationnement. Lorsqu’ils naviguent au large, poursuit la directive, les plaisanciers sont tenus de pour évacuer les eaux usées “Eaux usées chimiquement ‘traitées’ au-delà de 3 miles de la côte, et ceux “non traités” au-delà de 15 miles.

Avec la directive du 29 juillet 2005, le ministère de l’Environnement invité également le Autorités maritimes a spécification lo échappement de eaux usées à bord des bateaux de plaisance. Le bureau du port de Port de Gênes a été le premier à transposer cette directive en la transformant en une ordonnance (n° 252/2005), donc en vigueur sur toute la partie de la côte relevant de sa compétence. Cette ordonnance a ensuite été prise comme référence par de nombreuses autres autorités maritimes de la péninsule.

Amarrage côtier

Eaux usées traitées et non traitées

L’Ordonnance n° 252/2005 prévoit que interdiction des rejets de toilettes de toutes les unités de loisirs au sein de la eaux portuairesde la amarres aux postes d’amarrage dédiés à la parking à bateaux et dans la zone maritime désignée pour baignade à une distance de 200 mètres des plages et de 100 mètres des récifs. Les unités agréées pour transporter jusqu’à 15 personnes ne peuvent procéder à l’évacuation des eaux usées non traitées qu’à plus de 3 milles de la côte, en suivant un cap fixe, à la vitesse maximale autorisée et en tout cas à une vitesse qui ne soit pas inférieure à 4 nœuds.

Les bateaux de plaisance “neufs” (c’est-à-dire ceux achetés après le 1er août 2005) agréés pour le transport de plus de 15 personnes peuvent procéder à l’élimination de les eaux usées traitées au-delà de la limite des 3 miles de la côte et eaux usées non traitées au-delà de la limite des 12 miles de la côte à condition que le navire suive une route fixe et que sa vitesse ne soit pas inférieure à 4 nœuds.

La violation de ces dispositions entraîne une amende de 207 à 1 033 euros. Il existe également une obligation de déverser les eaux usées dans des installations de collecte des eaux usées si le navire fait escale dans des ports qui en sont équipés.

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