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Route du Rhum 2026 : le départ de Saint-Malo et les premiers écarts

La Route du Rhum 2026 a pris le large depuis Saint-Malo à 13 h 02, sous un vent favorable et sans incident notable. Voici le déroulé du départ, les premiers leaders et les enjeux de la première nuit.

Par Capitaine 5 min de lecture
Route du Rhum 2026 : le départ de Saint-Malo et les premiers écarts

Saint-Malo a lancé la Route du Rhum à 13 h 02

Le coup d’envoi de la 13e Route du Rhum - Destination Guadeloupe est parti dimanche 1er novembre 2026 à 13 h 02, au large de Saint-Malo, avec 115 skippers sur la ligne¹. Ce créneau n’a rien d’un hasard : il permet de faire entrer le départ dans les journaux télévisés de 13 heures, tout en gardant un horaire stable d’une édition à l’autre. Sur le plan de la visibilité, la mécanique est rodée.

Départ de la Route du Rhum au large de Saint-Malo, voiliers sous grand soleil devant la côte bretonne.
Départ de la Route du Rhum au large de Saint-Malo, voiliers sous grand soleil devant la côte bretonne.

Cette fois, le décor était presque trop beau pour une course de novembre. Vent de nord-est, mer plate ou presque, ciel dégagé, visibilité nette sur la baie : les conditions ont offert un départ rapide, propre, sans tension excessive dans la ligne. Quand tout s’aligne de cette manière, le spectacle gagne en lisibilité, et les marins peuvent se concentrer sur la vitesse et le placement.

Je garde toujours une réserve avec ce type de scénario. Une mer calme au départ ne promet jamais une traversée simple, surtout sur un parcours aussi exposé que Saint-Malo, la Manche, puis l’Atlantique. Mais pour les premières heures, les signaux étaient bons.

Première séquence de course : vitesse, placement et vigilance

Dès le franchissement de la ligne, les bateaux ont pris la direction de la côte bretonne avant de viser la porte de passage obligatoire située à une trentaine de kilomètres, près du Cap Fréhel. Cette entrée en matière demande déjà beaucoup d’attention. Le trafic maritime reste dense sur ce secteur, et la moindre erreur de trajectoire peut coûter du temps ou placer un skipper dans une mauvaise option de route.

À ce stade, les marins n’ont pas seulement à pousser le bateau. Ils doivent aussi surveiller les relances, caler les réglages, garder un œil sur les écarts et gérer le froid sec qui finit toujours par peser dans la nuit. Une course en solitaire ou en équipage réduit, même au large des côtes, reste une affaire de concentration totale.

Les premiers leaders attendus par classe

Les premiers pointages devaient déjà dessiner des écarts intéressants entre les catégories. Les Ultim, les IMOCA, les Ocean Fifty et les Class40 n’évoluent pas au même rythme, mais chacun a trouvé une première fenêtre favorable pour lancer sa course.

  • Ultim : les plus rapides de la flotte, avec une sortie de Manche espérée dès le début de soirée.
  • IMOCA : un rythme soutenu, avec un premier empannage attendu dans la nuit ou au petit matin selon la position.
  • Ocean Fifty : une navigation vive, proche de celle des IMOCA sur cette phase initiale.
  • Class40 : une progression plus régulière, portée par un vent d’est tonique en mer Celtique.

Dans les Ultim, la lutte pour le général attire naturellement l’attention. Tom Laperche, Armel Le Cléac’h, Thomas Coville et Charles Caudrelier figuraient parmi les noms les plus suivis au moment du départ. Ce sont des marins qui connaissent ces scénarios de haute vitesse et savent qu’une bonne entame ne suffit jamais à faire la course, mais qu’une mauvaise option laisse des traces longtemps.

ClasseSituation attenduePoint clé
UltimSortie de Manche rapideAccélération vers la mer Celtique
IMOCAAllure soutenue au portantPremier empannage à venir selon le placement
Ocean FiftyDébut rapide et techniqueGestion des trajectoires et des réglages
Class40Progression régulièreVent d’est proche de 20 nœuds

Pas d’incident marquant sur le départ

La phase initiale s’est déroulée sans avarie majeure signalée ni incident notable sur la ligne. C’est une bonne nouvelle, surtout dans une zone aussi fréquentée. J’ai vu assez de départs nerveux pour savoir qu’un lancement propre change la suite, même si la course n’en devient pas moins exigeante.

La configuration météo a aidé. Le vent, déjà bien installé, devait encore se renforcer dans les heures suivantes, avec des valeurs autour de 20 nœuds dès lundi et des rafales pouvant monter plus haut. Pour les marins, cela veut dire une course qui accélère, mais aussi une charge de travail qui grimpe vite. Plus de vitesse, plus d’anticipation, plus de surveillance des réglages.

Si vous suivez aussi les classements et les écarts en direct, la page Route du Rhum 2026 en direct reste la plus utile pour garder le fil entre les pointages, les positions GPS et les premières options de route.

La première nuit s’annonce rapide, mais pas reposante

Tout indique une nuit de dimanche à lundi vive, tendue, très physique. Les Ultim devaient filer vers la sortie de la Manche puis accélérer en mer Celtique avec un flux de nord-est renforcé. Certains pouvaient même envisager un empannage dans la nuit, vers le sud du Fastnet, avant de pointer déjà loin vers l’ouest dès le mardi soir.

Les IMOCA et les Ocean Fifty devaient eux aussi passer rapidement une phase de transition, avec un empannage attendu au sud-ouest de l’Irlande selon leur progression. Les Class40, de leur côté, continuaient à remonter la mer Celtique dans un vent d’est qui restait tonique. C’est le genre de tableau qui oblige chacun à tenir la barre, surveiller l’assiette du bateau et garder la tête froide.

Sur le plan sportif, cette première séquence donne souvent le ton, sans jamais figer le classement. Sur le plan humain, elle rappelle surtout que la vitesse ne remplace pas la lucidité. En mer, la bonne option du moment vaut parfois plus qu’un bateau brillant sur le papier.

Pour suivre le contexte complet du rendez-vous malouin, le dossier Route du Rhum rassemble aussi les repères utiles sur l’épreuve, ses classes et son organisation.

Ce qu’il fallait retenir du premier soir

  1. Départ donné à 13 h 02 au large de Saint-Malo.
  2. 115 skippers engagés au départ.
  3. Conditions très favorables, avec vent de nord-est et mer calme.
  4. Aucun incident majeur signalé sur la ligne.
  5. Premiers leaders attendus rapidement, surtout chez les Ultim.

La Route du Rhum 2026 est lancée, et cette première nuit coche déjà toutes les cases d’un départ rapide : beau temps, vent porteur, vigilance maximale et premiers écarts à lire avec prudence.

Sources

1. CNEWS

2. Meteo Consult

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Questions fréquentes

Vos questions

Pourquoi le départ de la Route du Rhum est-il donné à 13 h 02 ?
Cet horaire a été conservé pour offrir une bonne fenêtre médiatique, avec une diffusion possible du départ pendant les journaux télévisés de 13 heures.
Y a-t-il eu des incidents au départ ?
Aucun incident majeur ni avarie notable n’a été signalé sur la ligne lors de la phase initiale.
Quelles classes ont le plus vite lancé leur course ?
Les Ultim ont été les plus rapides sur cette première séquence, avec les IMOCA, les Ocean Fifty et les Class40 dans des rythmes différents selon leur catégorie.

Écrit par

Capitaine

Skipper professionnel et instructeur de voile depuis 12 ans, j'écris des guides pratiques et des récits de navigation pour aider plaisanciers et aventuriers à prendre la mer en confiance. Passionné par la sécurité à bord et les itinéraires côtiers, je combine conseils techniques et anecdotes de voyage. Sur A Babord, je publie des tutoriels, des comptes rendus de régates et des tests d'équipements vérifiés.